35.1 Expertise Medico-Psychologique Commenté et corrigé

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Corrections et mes Commentaires de l’expertise Psy en rouge

Le 28 septembre 2010

EXPERTISE MEDICO-PSYCHOLOGIQUE

De Monsieur Boris

Né le 1976 à NOISY LE SEC (93)

De Madame Sabrina A

Née le 191 à LA GARENNE-COLOMBES (92)

De l’enfant Océane

Née le  octobre 2002 à NEUILLY SUR SEINE

Expertise demandée par Madame PP

Juge aux Affaires Familiales

Près le Tribunal de Grande Instance de

NANTERRE

Effectuée par le Docteur Yves K

Expert près la Cour d’Appel de

Versailles

2

Je soussigné,

Docteur Yves K

Psychiatre des Hôpitaux

Médecin-Expert près la Cour d’Appel de V

Certifie avoir examiné :

- Monsieur Boris L

- Madame Sabrina A

- Océane

Sur mission de Madame Patricia P

Juge aux Affaires Familiales près le Tribunal de Grande Instance de NANTERRE.

Je certifie m’être acquitté en personne de la mission qui m’a été confiée.

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I – PIECES DU DOSSIER

A - Il m’est communiqué un jugement prononcé par Madame Patricia P, Juge

aux Affaires Familiales près le Tribunal de Grande Instance de NANTERRE en date du 08

mars 2010 entre Monsieur Boris L et Madame Sabrina A.

FAITS ET PROCEDURES

De l’union hors mariage de Madame Sabrina A et de Monsieur Boris L est issu

un enfant :

- Océane, née le octobre 2002 à, reconnue par les deux

parents.

Par jugement en date du 09 janvier 2007, le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de

Grande Instance de NANTERRE a fixé les modalités d’exercice de l’autorité parentale sur

l’enfant mineur :

- Autorité parentale conjointe,

- Fixation de la résidence de l’enfant au domicile paternel,

- Organisation d’un droit de visite et d’hébergement classique au profit de la mère,

- Fixation de la contribution de la mère à hauteur de 300 euros par mois.

Par requête en date du 27 octobre 2008, Monsieur sollicite l’autorité parentale exclusive, le

maintien de la résidence de l’enfant à son domicile et l’augmentation de la part contributive

de la mère afin qu’elle soit portée à 500 euros par mois.

Par courrier joint à la requête, Monsieur sollicite une enquête sociale et une modification du

droit de visite et d’hébergement de la mère dont il remet en cause la capacité à s’occuper de

l’enfant.

A l’audience du 07 mai 2009, Madame sollicite à titre reconventionnel que la résidence de

l’enfant soit fixée en alternance au domicile des deux parents.

Par jugement en date du 04 juin 2009, le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de Grande

Instance de NANTERRE a sursis à statuer sur l’ensemble des demandes et ordonné avant dire

droit une expertise médico-psychologique confiée au Docteur K, avec

consignation par les deux parties, et maintenu provisoirement les modalités de jugement en

date du 09 janvier 2007.

Par ordonnance en date du 08 janvier 2010, le Juge du Tribunal de Grande Instance de

NANTERRE en charge du contrôle des expertises a constaté la caducité de la désignation de

l’expert faute de consignation de Monsieur.

L’affaire a été appelée à l’audience du 15 février 2010.

Le demandeur maintient ses demandes initiales.

Madame sollicite un droit de visite et d’hébergement élargi, et Monsieur s’oppose à cette

demande.

La décision a été mise en délibéré au 08 mars 2010.

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MOTIFS

Sur les demandes des parties :

Monsieur n’ayant pas consigné la somme requise, l’expertise médico-psychologique n’a pu

être confiée à l’expert.

Pour autant il ressort des déclarations des parties à l’audience que leurs relations sont toujours

aussi tendues.

Monsieur persiste à tenir un discours virulent mettant en cause la mère, ainsi que le père de cette dernière qui « a le bras long », et même l’institution judiciaire.

Il développe une théorie du complot qui n’est pas de nature à apaiser le climat familial.

Depuis la précédente décision, Monsieur a par ailleurs été déclaré coupable de 07 juillet 2009

par le tribunal correctionnel de NANTERRE de faits d’appels téléphoniques malveillants

réitérés avec ajournement de la peine et mise à l’épreuve.

Monsieur a ainsi l’interdiction d’être en contact avec Madame, hormis pour les nécessités des

procédures en cours devant le Juge aux Affaires Familiales.

Monsieur a fait appel de ce jugement de condamnation.

Par ailleurs le juge des enfants du Tribunal de grande instance de NANTERRE a ordonné le

04 décembre 2009 une mesure d’assistance éducative jusqu’au 14 octobre 2010.

En tout état de cause, les éléments du dossier sont toujours insuffisants pour fixer les droits de

chacun des parents vis-à-vis de l’enfant.

Une expertise médico-psychologique paraît toujours nécessaire afin de mieux appréhender la

personnalité de chacun des parents et de mieux cerner leurs relations avec l’enfant, dont le

sentiment sera recueilli par l’expert.

Il convient donc d’ordonner une telle expertise et de dire que la consignation sera mise à la

charge de Madame, les dépens étant réservés.

Par ailleurs il apparaît également nécessaire de diligenter une enquête sociale, conformément à la demande du père à l’audience, afin de recueillir des éléments sur les conditions de vie de chacun des parents et de recueillir des informations sur le cadre de vie de l’enfant.

Dans l’attente du retour des mesures d’instruction, il y a lieu de faire droit à la demande de la mère concernant son droit de visite et d’hébergement pendant les fins de semaine et de l’autoriser à ramener l’enfant le lundi matin au lieu du dimanche soir, le père ne justifiant

d’aucun élément probant pour s’opposer à cette demande.

PAR CES MOTIFS,

Le Juge aux Affaires Familiales, statuant en Chambre du Conseil, par jugement contradictoire et en premier ressort, Sursoit à statuer sur l’ensemble des demandes des parties, Ordonne avant dire droit une expertise médico-psychologique

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Désigne pour y procéder :

Monsieur le docteur K, Centre Médico-Psychologique,

922 (Tél. : 01)

Dit que l’expert recueillera la parole de l’enfant conformément aux dispositions de l’article

388-1 du code civil,

Dit qu’il aura pour mission de rechercher les mesures d’organisation de la vie de l’enfant

mineur, de partage des responsabilités parentales les plus conformes à son intérêt,

Dit que l’expert désigné pourra, s’il l’estime nécessaire, prendre contact avec les divers

médecins ou spécialistes para-médicaux, ayant eu à connaître des problèmes tant des parents

que de l’enfant, sans que le secret professionnel puisse lui être opposé.

Invite l’expert désigné à déposer son rapport au Service du Contrôle des expertises dans un délai de trois mois à compter de sa saisine ;

(…)

B

II – ENTRETIEN AVEC MONSIEUR Boris Né 1976 à NOISY LE SEC (93)

4ème d’une fratrie de 5 :

1) Alexandre, né en 19, vit dans le Sud de la France, séparé, deux enfants.

2) Dimitri, né en 19, vit dans la Région Parisienne, célibataire

3) Bénédicte, née en 197, vit dans la Région Parisienne, mariée, un enfant

4) Lui

5) Tristan, né en 198, vit dans la Région Parisienne, célibataire.

Parents : divorcés depuis 198

Mère : Annick, vit en Normandie, infirmière en retraite, a créé une ONG humanitaire : une mère dévouée, courageuse, proche ; bonnes relations.

Père : décédé en 1992 (à 67 ans ). Un père plutôt absent, avec des problèmes d’alcool (même avant la séparation).

Enfance : les mots clefs :

- Débrouillardise

- Précocité

Etudes :

- Elève rêveur

- Arrêt à 16 ans, pour commencer à travailler dans un théâtre (a quitté la maison à 14

ans), avec beaucoup de petits boulots.

- Orientation plus spécifique vers le spectacle vers 22 ou 23 ans.

- Durant 2 ou 3 ans, activités variées (figurant, comédien, assistant du Directeur de

Casting).

- Puis crée une association de comédiens (vers 2000), puis une société de production musicale.

- A partir de 2002 (naissance d’Océane), arrête toute activité salariée pour rester à la maison pour s’occuper d’Océane et continuer sa création de société (cela s’arrêtera car il est pris par ses charges familiales) : à cette époque, il restera au RMI environ deux ans (de 2002 à 2005)

- Après la séparation (2005), vit chez son frère et travaille très peu pour s’occuper de sa fille le soir.

- A partir de 2006 (accueille sa fille), reprend des activités d’intermittent du spectacle

( tournages de cinéma, puis activité à temps partiel à l’Opéra).

Dans ses projets, envisage de reprendre des cours de comédie (quand sa fille sera plus autonome).

Sur le plan affectif :

- Première expérience de vie commune de 18 mois autour de 1995 (1998) (séparation d’un commun accord)

- Rencontre courant 2001, sur un tournage, de Mademoiselle A (connue de lui depuis 2000), elle est en conflit avec sa famille,et souhaite partir de chez elle.

- fin Octobre 2001, début de lien amoureux (simple aventure d’une rencontre occasionnelle) : le début de vie commune se passe bien, sur un fond d’activité importante pour lui, et de rencontres fréquentes. (Sabrina disait prendre la pillule)

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- En février 2002, elle dit avoir subi une IVG (elle l’informe, et n’en discute pas) : peu après (quelques mois), elle l’informera du fait que l’IVG n’a pas fonctionné : elle est enceinte de 5 mois et demi. C’est trop tard pour une IVG, donc il accepte la nouvelle.

- La grossesse se passe bien (il continue avec ses projets) ; naissance d’Océane le 23 octobre 2002.

- Elle souhaitera travailler très vite (trois semaines après l’accouchement) : elle a un emploi précaire par son oncle (6 mois) : elle travaillera six mois (licenciement),

parallèlement avec des castings (et séances de photographies de nus artistiques, dont il apprendra le caractère érotique, voire pornographique plus tard).

- Monsieur L constate que sa compagne ment souvent.(et d’après ses parents fonctionne comme cela depuis très longtemps…)

- Elle continuera les castings, ainsi que des photos (sur lesquelles elle est imprécise) :

elle incite beaucoup Monsieur L à emmener Océane en week-ends,(et vacances scolaires) car elle

travaille : il la trouve peu maternelle (peu attentive dans les rapports avec l’enfant, peu patiente avec l’enfant, etc…).

- Le plus souvent, elle est absente toute la journée, Océane aura à 8 mois une place en Crèche : Madame A n’étant pas disponible pour chercher l’enfant, c’est Monsieur L qui le fait (elle amène toutefois Océane).(pas systématiquement)

- Les rapports du couple sont tendus, Monsieur L demandant à sa compagne d’être « un minimum mère ».

Une circonstance significative :

Les parents de Madame A proposent leur aide pour obtenir un appartement pour le jeune couple, aux conditions suivantes :

1) Sabrina A se déclare mère célibataire (pour des raisons financières)

2) Monsieur Lest domicilié dans son appartement.

Peu à peu, la situation empire : Monsieur LUTZ se sent pris au piège et exclu : il n’a plus voix au chapitre.

- Le climat du couple se dégrade (Sabrina évite et refuse tout dialogue),plus de relations de couple, éloignement, etc…)

- Monsieur L a la charge de l’enfant, car Madame A dit qu’elle gagne plus donc c’est lui qui doit renoncer à son travail. ,(je n’ai jamais vu la couleur de son argent, en 3 ans de vie commune, elle a du participer aux courses alimentaires une dizaine de fois, en 3 ans, pas plus, correspondant aux besoins d’une semaine (environs 80 €)   à chaque fois. Elle réglait l’EDF GDF, environ 200€/mois . Tout le reste était à ma charge, et pour la nourriture, à celle de ma mère la majorité des week-end et vacances scolaire à partir de 2003 .)

- Il a le sentiment d’une absence de solidarité (elle le « descend » sur le plan professionnel)(elle m’empêchait même d’accepter régulièrement des propositions de travail )

- Il décrit avoir beaucoup pâti de la situation jusqu’en 2005 (état dépressif).

- Madame A ne prend quasiment jamais de vacances avec sa fille et son compagnon, ce dernier étant régulièrement en charge de sa fille durant les vacances scolaires.

- un dimanche de Fin septembre 2005, un « clash » : Monsieur L dit à sa compagne, chez les A, qu’il en a assez :

o D’être trompé

o Des absences de sa compagne

et de cette dictature imposée …

séparations dans la foulée ce même dimanche, et déménagement chez mon frère à St Cloud le vendredi suivant.

le lendemain A cette occasion, il sera menacé violemment par Monsieur A père (qui travaillerait dans des milieux proches de la DST et de la Police , gouvernement etc …)

Notamment, Monsieur A père lui interdit de dénoncer :

o Les fausses déclarations de Sabrina

o Les photos érotiques de Sabrina

o Le travail au noir de Sabrina

- De plus, il apprend que Océane a participé à un tournage sans qu’il soit

prévenu et consulté.

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- Monsieur L « s’écrase », (et pour cause, en raison des menaces) jusqu’à la première audience (demandée d’un commun accord) avec le Juge aux Affaires Familiales le 12 décembre 2006 : le jugement entérine l’accord des deux parties, situant la résidence d’Océane chez son père et attribuant à la mère un droit de visite et d’hébergement classique.

- En mai 2006, Monsieur L se fait agresser par Monsieur A père, à

l’occasion d’un retour de vacances, où Mademoiselle A exige que Monsieur L remette sa fille à ses parents.

- En 2007, Monsieur L réglera ses comptes en portant plainte pour tout ce qu’il

reproche à Mademoiselle A et à son père (travail au noir, agression…): (ainsi qu’une requête aux juges pour enfants et au Jaf en 2007, validée par le tribunal seulement en 2008 pour les raisons indiqué précédemment : « refaire un dossier complet »)

Pour la plainte : (Je ne pouvais pas le faire avant, en raison des menaces de Mr A et parce que j’espérais notamment une amélioration des rapports de Sabrina à l’encontre de sa fille  après le jugement du Jaf en février 2007)…

A partir de 2008 (avril ou mai), quand Monsieur A apprend la plainte de son ex gendre, il

portera plainte à son tour contre lui pour « appels téléphoniques malveillants » (non !!!, »menaces de mort réitérées », transformée après en : « appels téléphoniques malveillants, troubles de la tranquilité») (en fait,

il n’y a qu’un e-mail) : cela aboutira à 2500 euros de dommages et intérêts, obligations

de soins psychiatriques, ce qui sera atténué en appel.

- Monsieur L souligne les faits suivants :

o Négligence maternelle à l’endroit d’Océane (enfant seule, partie dans la rue à 3

ans et demi car sa mère était partie).

o Mauvais traitements

o La mère confie répétitivement Océane à sa propre famille (mère, sa tante,

etc…)

- Courant 2008,(juin) Monsieur L constate que son ex conjointe se manifeste pour récupérer sa fille plus souvent : elle revendique une résidence alternée, imputant à son ex compagnon de vouloir la couper de sa fille. (oui !! à la découverte de ma plainte )

- Monsieur L constate que les contacts entre mère et fille ne s’améliorent pas.

o Un exemple : durant les vacances d’Août (2010): Océane est chez sa mère, elle vient

de revenir de Turquie : elle appelle son père : elle pleure, disant qu’elle veut

rentrer ; elle ajoute qu’elle ne mange plus ; Océane est mise par sa mère au

centre de loisirs : (à la constatation de l’état de dépression manifeste d’Océane- dès la première semaine, Océane m’avait signalé qu’elle avait vu un médecin parce qu’elle ne mangeait plus et pleurait tout le temps) Monsieur L va voir sa fille, (24 août) brièvement, et propose de revenir le lendemain : le lendemain, il croise Océane qui pleure et dit que sa mère l’a menacée de la faire « dormir dans les poubelles » : Monsieur L recueillera les confidences de sa fille sur les mauvais traitements subis de sa mère…(récits enregistrés !!!et diffusé sur ce site !)

- Depuis 2009, sur décision du Juge des enfants, Océane bénéficie d’une action éducative en milieu ouvert.

- D’autre part, Océane a rencontré une psychothérapeute, ce que Monsieur L a interrompu (1ère séquence en 2007, 2ème en 2008-2009) pour reprendre contact avec le thérapeute rencontré en 2007.

- Actuellement, Océane manifeste une certaine réticence aux contacts avec sa mère, qui se déroulent très mal (l’enfant pleure). (Océane a refait de l’asthme, se plaint d’avoir mal au ventre, elle a été revue par son médecin traitant début septembre qui lui a fait reprendre de la Ventoline : troubles ayant disparu dès retour chez moi)

- A propos de l’enquête sociale, Monsieur L me dit n’avoir eu, il y a deux jours, qu’un contact avec une personne, et ne disposer d’aucun document.

III – ENTRETIEN AVEC MADAME Sabrina A

Née le février 198 à LA GARENNE-COLOMBES (92).

Cadette de deux, avec une soeur aînée de 3 ans et demi, Alexandra, vit à PARIS, célibataire.

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Parents :

Père : Jean-Paul : un père admirable, à l’écoute, proche de ses enfants, en activité (consultation informatique) : bonnes relations.(pas vraiment… !)

Mère : Anne-Marie, juriste en activité ; attentionnée et à l’écoute également (pas si sûr… !); dynamique et active, « battante » : bonnes relations.

Enfance : les mots clefs :

- Heureuse

- Choyée

- Maladie (cf. plus loin)(et pour cause…)

Scolaire :

- Bonne élève en primaire, soignée, concentrée.

- En secondaire, baisse de niveau du fait de beaucoup de voyages (liés à la carrière de son père ), l’amenant à être « en décalage » : sensation de déracinement. A souffert d’asthme infantile précoce : ajoute sa souffrance devant le regard des autres (était maigre, peu développée)

- Evoque aussi une époque d’anorexie (de deux ans) (+ auto mutilation, constatée encore au cours de notre brève vie commune).

- Arrêt d’études vers 19 ans : s’oriente vers le théâtre : études de théâtre (studio P) : s’oriente vers une carrière de comédienne (pour faire comme sa sœur, car se sent mal aimée de son père): suivent deux ans d’expérience (figurante, régisseuse…et déjà photos….) qui lui amèneront des contacts : a un statut d’intermittente du spectacle (elle n’a jamais eu le statut !) – se situe comme ayant du mal à trouver sa voie (utilise l’image du yo-yo), mais se sent bien dans les milieux artistiques (beaucoup d’échanges).(et oui !!!)

- A 21 ans, rencontre Monsieur L (cf. plus loin) dans le milieu du spectacle, et continue dans la même voie.

- Sur le plan des rôles : a joué dans un film à 10 ans puis à 11 ans,( petit role) puis parcours scolaire souhaité par les parents.

- En 2002 (enceinte), devient « hôtesse dans l’évènementiel », puis responsable recrutement, en missions d’intérim, (faux !,quelques petites missions d’hôtesse sans plus…) assez régulièrement, tout en continuant les castings (évoque un rôle dans un docu-fiction réalisé par Bertrand T (petite apparition !).(à partir de mi novembre 2002 hôtesse d’accueil dans l’entreprise de son oncle) puis licenciée ….PUIS PHOTOS …..CASTINGS en tout genres….)

- Actuellement, depuis 2009 est en CDI (dans l’entreprise de sa mère) dans le domaine immobilier (envoi de plaquettes commerciales et documentations et service après-vente) : un « vrai travail » à temps plein, où elle se sent utile.

Sur le plan affectif :

- Personne qui compte avant sa rencontre en 2001 avec Monsieur L :

o Rencontre dans le milieu du spectacle : Mademoiselle A vit chez ses

parents, Monsieur L vit dans un logement, ils se rencontrent souvent : elle

devient enceinte en janvier 2002 : grossesse souhaitée en commun. Oui bien sur !!!! Découvert en juin 2002 pour ma part !!!

o Recherche d’appartements, sans succès : les parents A finiront par

trouver un logement (elle est enceinte de 6 mois) (prise des clef en septembre, puis travaux d’aménagement de ma part et aménagement en octobre juste avant la naissance d’Océane) : vie commune (se passe bien).

- Grossesse : rien à signaler.

- Accouchement : rien à signaler avant la naissance le  octobre 2002 d’Océane.

- Début de la vie à trois : un peu de tension apparaît, autour des questions financières: Monsieur L veut à l’époque créer une société de musique (Mauricienne : île Maurice), mais il n’a pas de ressources : parallèlement, il ne veut pas chercher de « petits emplois » lucratifs (ce n’est pas tout à fait cela !!!): elle décide de chercher un poste d’hôtesse en entreprise : (chez son oncle)

elle trouvera un poste (Océane est très jeune : quelques mois).

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- Les conflits conjugaux se multiplient : Monsieur L ne comprend pas qu’elle

travaille, car cela l’ « empêche de monter sa société » (il doit s’occuper de l’enfant).(seul et sans broncher !!! car déclaré inexistant avec ses fausses déclarations et n’ai déjà plus eu mon mot à dire)

Les conflits conjugaux s’accentuent, puis deviennent « explosifs », Monsieur L disant à sa compagne qu’ « elle n’est pas une mère ».(ça ce n’est pas faux !!!)

De plus, elle adjoint à ses activités des photographies de nu artistique (2003-2004) (d’après elle photos de mode et lingerie pour magasins)

Monsieur L se montre jaloux.(déjà suspicieux surement avec la découverte de sa tendance à mentir tout le temps sur tout et aux vu de ce qui a pu se confirmer juste après la séparation )découverte de la vérité (avec pièces a l’appuis)

- Les violences sont verbales, mais les scènes se produisent en présence d’Océane (insultes de Monsieur L, auxquelles elle répond avec énergie, mais pas avec le même vocabulaire).

- Un jour (le jour de la séparation) où le jeune couple déjeune chez les parents A, Monsieur L se fâche et insulte toute la famille : « vous êtes tous des cons » (non je n’ai pas dis cela mais, « vous n’êtes que des sales bourges de merde ,égoïstes et prétentieux vous avez élevé votre fille comme de la merde vu ce qu’elle a été capable de faire pour vous fuir et ce qu’elle fait maintenant …..» ) (elle ne se remémore pas les circonstances), et il part.

- Toutefois, la vie commune continue, émaillée de scènes violentes verbales. (non, je suis parti le vendredi suivant)

- Un jour, à l’issue d’une telle scène, elle téléphone à la Police : Monsieur L lui

arrache le téléphone, et le jette par la fenêtre.(non, c’était après la séparation et oui je l’ai fait!!

- A l’arrivée de la Police, Monsieur L menace sa compagne « si elle dit quoi que ce soit » : (c’est faux, je lui ai même dit de les faire rentrer pour expliquer la situation) en conséquence,, elle dira à la Police que « tout va bien » : ils repartent.

- Se produit, vers les mêmes époques (2004) (non, nov 2005) une scène de violence physique (la première) : il la saisit par les cheveux, la gifle et l’insulte (pute) : (c’est faux, je lui ai « juste » mis une gifle  exaspérer par son refus de  m’expliquer ce que je venais à peine de découvrir, tromperies dans tous les sens du terme, depuis 3 années ,je sais ce n’est peux etre pas genial mais c’est la verité… »pour info « il lui est arrivé aussi de m’en mettre une,je n’ai pas emplifier l’evenement comme cela ! ) elle ne portera pas plainte (n’y pense pas), mais sa mère lui parle de séparation ; la séparation est décidée à l’amiable : Monsieur L part (elle ne se remémore plus quand, car a de grosses difficultés de mémoire)(dur pour une comédienne !!!) dans sa famille (chez son frère).

- Océane vit avec sa mère dans le logement familial : Monsieur L vient tous les soirs pour s’occuper d’Océane (car elle ne voulait pas plus s’en occuper qu’à l’accoutumée et que cela l’arrangeait bien, et elle me le demandait (voir messages sms ,courriel ,et témoignage de ma mère ) : elle souhaite que l’enfant sache la séparation, et que les venues de Monsieur L soient réglementées.

- Monsieur L a du mal à rendre les clés du domicile familial (faux, voir courriels, et sms où elle m’indiquait où prendre les clefs), ce qui inquiète Mademoiselle A : Océane est heureuse de voir son père : quand Monsieur

L part après le bain, le dîner, etc… Océane crie pour qu’il reste, ce qu’il fait…(je partais souvent après que la petite soit endormie pour éviter ses crises de panique… )

- Elle souligne le lien très fusionnel entre Océane et son père (du fait de l’ « inversion de rôles » du début de vie d’Océane).

- Monsieur L craint que Mademoiselle A veuille l’empêcher de voir sa fille, ce que Mademoiselle A nie. (et oui !!)

- Ce fonctionnement amiable, mais difficile, durera quelques mois, jusqu’à ce que les parents décident, ensemble, de solliciter le Juge aux Affaires Familiales (en 2005). (Printemps 2006)

- Ordonnance initiale du Juge aux Affaires Familiales :

o Résidence de l’enfant chez le père

o Mademoiselle A bénéficie d’un droit de visite et d’hébergement

classique, ce qu’elle accepte, car Océane va mal et qu’elle veut l’épargner

(Océane est fusionnelle avec son père).

A cette époque Monsieur L envoie beaucoup d’e-mails à Mademoiselle A :

agressifs, menaçants, impératifs, et revanchards (non, sutout des mails lui demandant de s’occuper plus de sa fille et de ne pas la violenter, physiquement ou psychologiquement, voir courriels) parfois, il envoie les dits textes à Madame A mère ; il y joindra des messages injurieux pour elle à tous ses correspondants (professionnels, face book …) (faux, voir les correspondances courriels en questions et démontré pièces à l’appuis ): terrorisée, elle ne porte pas plainte : cette période des envois injurieux et diffamatoires durera jusqu’) début 2008.

De plus, Monsieur L se montre très intrusif quand Océane est chez sa mère (téléphone, SMS…) : (Faux, à part les appels à ma fille uniquement, pas de sms ) Madame A décidera un dépôt de plainte pour appels malveillants : (faux, plainte de son père pour menace de mort ….)Monsieur L sera condamné (amende et sursis).

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- Courant 2009 : Monsieur L saisira le Juge des enfants car selon lui, l’enfant était en danger du fait de sa mère : classé sans suite. ( faux, démarches faites en 2007 ,plainte et jaf )

De même, il demandera au Juge aux Affaires Familiales d’ôter l’autorité parentale à Madame A (et d’augmenter la pension alimentaire) : elle répondra par une demande de résidence alternée : ce à la suite de quoi le Juge aux Affaires Familiales diligente une enquête sociale et la présente expertise.

A propos d’Océane :

- Jeux en communs

- Beaucoup de sorties (expositions, ateliers, parcs d’attraction).

- Bonnes relations, mais distance (remontant à environ 4 ans) :

o Les câlins sont difficiles

o Elle désigne sa mère du vocable « papa »

o A propos de la situation : elle parle depuis peu avec elle des raisons de la

séparation.

- Pendant les vacances :

o Très bonnes périodes ; l’enfant est épanouie,(pas si sûr…) et ne sollicite pas son père (faux), sauf

l’été dernier où il a été impossible à Océane de cesser de penser et de parler de son père : le père, l’été dernier, est venu intercepter sa fille à la sortie du centre de loisir à une période où elle était censée être chez sa mère, elle a accepté cette interception pour ne pas dramatiser la situation.

o De plus, Madame A, depuis deux ans, a voulu loger à Saint Cloud pour être proche de l’école de l’enfant et du domicile du père, ce qui rend possible une résidence partagée.(à la demande de son père en 2008)

o Madame A a un compagnon depuis quatre mois avec lequel 0céane a de bonnes relations.(ce n’est pas ce que dit Océane )

- En 2009, accord de Monsieur L et de Madame A pour emmener Océane voir un pédopsychiatre (elle est d’accord avec la démarche, mais c’est Monsieur qui a imposé la personne).

- Le suivi a cessé sur décision de Monsieur L car la thérapeute n’était à son goût

« pas assez compétente ». (et orientée : parti prenante pour les mères, et c’est moi qui payait les entretiens : « témoignage d’Océane : « Thérèse (la psy) m’a dit que je devait habiter chez maman et je serais mieux chez elle !!! Je ne veux plus la voir papa. »)

- Quant à elle, elle a souhaité entreprendre une démarche psychothérapique.(sa mère me l’avait annoncé en 2006, mais ne l’a pas fait ,qu’en est il réellement ?)

- Une AEMO a été décidée pour Océane depuis octobre 2009.

IV – ENTRETIEN AVEC Océane

Née le  octobre 2002.

Aime :

- Mathématiques

- Dessiner (crayons ou feutres)

- Aller au parc (de Saint Cloud : toboggan et balançoire)

- Jardin d’acclimatation

- Parc de Bagatelle

- Disney Land

- Le Parc Astérix

- Film : Toy Story III

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- Animaux : son chat Ramsès

- Théâtre : va bientôt commencer

- Lecture : livres avec histoires d’animaux.

Aime pas :

- La conjugaison

Ecole : CE2 : se situe dans la moyenne.

- Souhaiterait être vétérinaire mais aussi dessiner.

Petite fille souriante, légèrement inhibée mais s’exprimant une fois mise en confiance avec précision, recherche et une pointe d’humour.

Son attachement à son père est extrêmement fort, sans toutefois de connotation pathologique :

c’est avec lui qu’elle a selon elle les activités les plus fréquentes et les plus intéressants ; de même, elle parle beaucoup avec lui et elle souligne le fait qu’il l’écoute, lui répond et s’occupe le plus souvent de lui faire plaisir et de l’aider quand elle a besoin.

A propos de sa mère : elle déclare d’emblée, avec assurance et tristesse qu’elle est certaine que cette dernière « s’en fiche d’elle » : à l’appui de cette opinion, trois types d’éléments :

1) Plusieurs souvenirs anciens, situés principalement pendant les week-ends, où sa

mère était à la maison, devant son ordinateur ou la télévision, ne se préoccupant de

personne, ni elle ni son père, et rejetant toute tentative de dialogue.

2) Quelques souvenirs plus récents, situés pendant les week-ends qu’elle est censée

passer avec sa mère, ou cette dernière :

a. Soit est absente et la confie à d’autres.

b. Soit est présente, mais là encore collée à la télévision ou à son écran

d’ordinateur.

3) Quelques propos de son père, soulignant le fait que sa mère ne l’aimait pas (lui,

son père).( ???)

Océane finit par dire avec difficulté qu’elle aimerait beaucoup que sa mère l’aime – elle ne

croit plus que cela soit possible, et qu’elle a besoin de son père parce que « lui, au moins, elle

sait qu’il l’aime »…

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V – DISCUSSION

L’histoire de cette famille désunie est, comme c’est souvent le cas, rapporté par deux protagonistes qui semblent ne pas avoir vécu dans le même monde.

Cela va jusqu’à permettre de se demander si Monsieur Let Madame A ont pu vraiment avoir un jour quelques options communes…(non je confirme aucune… je n’avais jamais envisagé vivre quelque chose avec elle quand je l’ai rencontrée autre que de la bagatelle ,tout comme elle ...)

Le seul point commun chez les deux protagonistes est leur tendance forte à ne pas se remettre

en question. (pas d’accord !! mais bon ! )

Monsieur L fait état de pulsions paternelles importantes qui l’on amené à occuper auprès de sa fille la place que Madame A n’occupait pas pour des raisons qu’elle rattache à des préoccupations professionnelles.(entre autres)

Madame A souligne le côté fusionnel du père et de l’enfant, sans évoquer le moins du monde ce qu’elle aurait pu envisager pour faire pièce à un tel état de faits. Madame A brosse de ses rencontres avec sa fille un tableau plutôt positif, ce que les récits d’Océane ne confirment pas vraiment. Océane quant à elle décrit de façon mature et personnelle ses doutes quant à l’amour maternel, qui sont issus du caractère pour le moins peu démonstratif de Madame A.

Elle ne manifeste au demeurant aucune hostilité à l’égard de sa mère, se montrant plutôt triste que celle-ci semble s’intéresser peu à elle. Cela au demeurant élimine l’hypothèse de la fusion entre le père et la fille, car Océane ne se contente manifestement pas du seul amour paternel.

Enfin, les quelques allusions faites par les deux parents à des interventions extérieures au couple parental sont très inquiétantes, car il est rare que de telles interventions viennent apaiser les dissensions parentales, renforçant plutôt les conflits et les accentuant sur un mode problématique pour l’enfant.

VI - CONCLUSION

Au total, il n’y a actuellement pas de raison de changer un équilibre acquis depuis longtemps pour Océane : le maintien du lieu de résidence chez son père apparaît ainsi comme la meilleure solution.

Il est de l’intérêt d’Océane qu’elle puisse retrouver sa mère et la conviction que cette dernière lui est attachée et ne lutte pas seulement pour des raisons liées aux démêlés conjugaux passés : (je n’attend que cela, mais maintenant ce sera plus dur pour Océane,on en ai plus a prevenir mais a guérir)

- Pour ce faire, Madame A devra tout mettre en oeuvre pour reprendre auprès d’Océane la place de mère qu’elle est en train de perdre. (si ce n’ai pas déjà fait !!) Cela implique :

1) Des fins de semaine actives, consacrées au bien de l’enfant et non aux intérêts de

l’adulte.

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2) Une disparition totale de toute manifestation d’hostilité émanant autant de la mère que du père, et susceptible d’être perçue par l’enfant : en effet la gravité des manifestations de règlements de comptes émanant des parents, ainsi que l’influence manifeste exercée par celui des deux parents voyant le plus l’enfant, et le côté assez distant de l’autre parent mettent pour l’avenir leur fille Océane en danger : à cet égard, toute manifestation d’hostilité, toute relance processive émanant de l’une ou l’autre partie devraient avoir pour conséquence de supprimer totalement les contacts entre l’enfant et le parent ayant ainsi rompu la trêve indispensable à la santé mentale d’Océane.

3) Un certain décalage progressif de Monsieur L de sa position maternelle, si

toutefois Madame A accepte d’évoluer vers une position maternelle. (tout à fait d’accord, je j’aimerai juste y croire , on ne change pas les gens comme cela et il faudrait avant tout que ses parents admettent leurs erreurs, reviennent sur terre et surtout arrêtent d’orienter et de complaire leur fille dans leur suffisance orgueilleuse et leur ego )(voir ce que j’en pense dans la plainte au « procureur aveugle» en 2007)

Pour ce faire, un accompagnement psychothérapique est indispensable pour les trois protagonistes. Si dans l’avenir, la situation évoluait vers un rééquilibrage affectif au sein de la famille, une modification de la situation pourrait être envisagée, dans la mesure où Océane aurait pu faire le constat de retrouvailles avec sa mère. Dans le cas contraire, une réduction des contacts entre la mère et l’enfant pourrait être envisagée.

Rapport d’expertise effectué le 28 septembre 2010 pour servir et valoir ce que de droit.

Docteur Yves K

Expert Judiciaire